Accueil POLITIQUE Daouda Faye sur « l’argent entre Abdoulaye Wade, Sarkozy et Khadafi »

Daouda Faye sur « l’argent entre Abdoulaye Wade, Sarkozy et Khadafi »

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Ancien ministre des Sports sous le régime libéral, Daouda Faye a donné son avis sur l’affaire des financements libyens qui valent actuellement une mise en examen pour présumée corruption de Nicolas Sarkozy. Mais, aussi à Wade puisque certaines voix indiquent qu’il est impliqué pour avoir touché un pactole. Face à une telle situation, M. Faye indique qu’il ne peut y croire puisqu’il connaît bien le pape du Sopi.

Ziad Takieddine, connu pour être un intermédiaire entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi a récemment fait savoir que Me Abdoulaye Wade est impliqué dans la descente aux enfers de l’ancien guide de la Jamahiriya libyenne. Des accusations balayées par Daouda Faye, ancien ministre des Sports sous l’ancien régime et ex maire de la ville de Kaolack. En effet, celui qui est par ailleurs président du mouvement “Agir pour ne pas subir’’ avouant que Me Wade et Sarkozy ne s’entendaient pas trop sur nombre de choses, a également fait une révélation de taille.

«Jusqu’à la preuve du contraire, Sarkozy n’est pas coupable. Il faut bien montrer toutes les preuves puisque l’époque dont on parle, il n’était pas président, mais cherchait à devenir président», dit-il. Poursuivant, celui qui était l’invité de “Face 2 face’’ d’ajouter ceci : «On parle de Me Wade dans cette affaire. Je le connais bien et je le connais surtout pour ses rapports avec l’argent. C’est un homme généreux qui distribuait tout ce qu’il avait. Donc, il faut bien voir ce que l’on dit. Son fils Karim Wade m’a une fois dit que son père n’avait même pas de comptes bancaires.» Par ailleurs, abordant la question relative aux rapports entre le pouvoir et l’opposition, Daouda Faye a fait savoir que le Président de la République doit instaurer un dialogue franc.

«Il doit discuter avec l’opposition représentée à l’Assemblée nationale. Il doit même parler de manière régulière avec le peuple. Il ne doit pas seulement attendre un discours à la nation pour le faire. Un dialogue doit être sincère, mais ce n’est pas le cas pour le moment. Un Président de la République est le Président de tout un peuple. Il ne doit pas faire de différence entre ceux qui lui sont proches et ceuxlà qui sont dans les autres chapelles politiques.» Interpellé surl’hypertrophie présidentielle, M. Faye fait remarquer ceci : «Macky Sall ne peut pas régner au Sénégal. Il n’est pas un roi. C’est le peuple qui lui a confié la destinée du pays pendant une durée.»

Toutefois, il reconnaît que le Président est très puissant. «Il nomme à tous les postes civils et militaires. Le problème fondamental à régler est la fonction présidentielle. Il a des pouvoirs exorbitants que le roi du Maroc n’a même pas. Il faut revoir tout cela», juge-t-il. En ce qui concerne le système de parrainage, l’ancien maire de Kaolack a également son point de vue qu’il met en exergue. «On parle d’une pléthore de partis, mais aucun régime n’a posé un acte pour leur rationalisation. Une telle situation les arrange en fait. Seulement, le parrainage peut être bon dans la mesure où certains fantaisistes peuvent être limités.

Mais, une telle question pouvait être posée sur la table depuis bien longtemps et ne pas attendre un tel moment pour l’appliquer. C’est dire qu’il y a un aspect positif et un autre négatif.» Il a terminé en signifiant qu’entre Wade et Macky, c’est le même style. «Il ne faut pas oublier qu’ils sont tous des libéraux. Wade peut même être satisfait parce que ce sont ses fils qui se discutent le pouvoir. Mieux, les gens contre qui Wade s’est battu pendant près de quarante ans, sont aujourd’hui dans la gestion libérale de ses fils», a notamment défendu Daouda Faye, président du mouvement “Agir pour ne pas subir’’.

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