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Dispute : El Hadji Kassé et Cheikh Bamba Dièye se donnent en spectacle

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Nouveaux moyens d’expression à l’audience décomplexée, les réseaux sociaux réservent de belles perles aux internautes qui n’hésitent pas à interagir avec les hommes politiques qui s’y aventurent et à donner leur point de vue sans censure aucune. Cheikh Bamba Dièye, El Hadj Kassè et Souleymane Jules Diop en ont fait les frais, en essayant de défendre le très difficilement défendable aux yeux de l’opinion. Compte-rendu 2.0.

Actifs l’un et l’autre sur les réseaux sociaux, le ministre conseiller en charge de la communication présidentielle El Hadj Hamidou Kassé et le chef de file du Fsd/Bj se sont livrés à une passe d’armes virtuelle autour de la question du respect de la parole donnée en politique.

Premier à déclencher les hostilités, El Hadj Kassé a cru bon de dépoussiérer une vidéo datant de 2014 dans laquelle Cheikh Bamba Dièye, alors ministre de la Communication et de l’Économie numérique disait être très séduit par le travail abattu par le Conseil Économique Social et Environnemental (Cese). «Notre ami Bamba Dièye pense maintenant, tout de même, qu’il faut supprimer le Cese. Qu’est-ce qui a changé entretemps ?» s’est interrogé Kassé.

Une interpellation que l’ancien maire de Saint-Louis, qui a récemment fait une sortie pour fustiger l’existence du Cese, n’a pas appréciée. Refusant d’être mis devant ses contradictions discursives, il n’a pas manqué de le faire savoir à son contradicteur. «Mon cher El Hadj Kassè, je vous ai connu plus pertinent. Cherchez encore. Je suis sûr que vous pouvez faire mieux en matière de contrefeu. Mais celui que vous tentez de manier ici, le wax waxett, risque de vous brûler les doigts» a répondu Bamba Dièye.

Les 1001 wax waxett de Macky Sall recensés sur twitter Pris à parti, le conseiller en communication n’a pas manqué de rétorquer : «Non cher ami, je suis juste dans le débat. Est-il interdit de poser des questions à Cheikh Dièye ? Crois-tu que la menace soit la meilleure réponse? Tu sais bien que la menace ne peut opérer chez moi». Fustigeant une déformation de ses propos tenus en 2014, Bamba Dièye de revenir à la charge : «Vous avez dit Menace ? M’enfin El Hadj Kassé vous savez pertinemment que ce n’est pas mon registre. J’aurai été ravi de débattre, encore aurait-il fallu que vous ne tronquiez pas mon propos « tendancieusement ».

Pour répondre à votre question : rien a changé, pour moi en tout cas» a-t-il conclu. Le fil de leur discussion a donné lieu à de nombreuses réactions sur le profil d’El Hadj Kassé dont la publication, faite pour casser de l’opposant, a eu pour effet pervers de mettre en relief les nombreux reniements du candidat Macky Sall. Plusieurs commentaires ont ainsi rappelé au spin doctor présidentiel que Macky Sall lui-même est l’auteur d’innombrables wax waxett. Aux rangs desquels figurent le mandat de cinq ans, le fameux gouvernement restreint à 25 membres, la promesse de créer 500000 emplois, d’atteindre l’autosuffisance en riz etcétéra etc.

Cheikh Bamba Dièye en a lui aussi pris pour son grade, nombre d’internautes estimant que son discours est circonstanciel, en ce sens qu’il a eu à défendre bec et ongles la politique de Macky Sall dont il a était ministre avant le clash. Souleymane Jules Diop se met à la solde d’Aly Ngouille Ndiaye «Quoi qu’il ait pu dire, quels que soient les propos qu’il a pu tenir, Aly Ngouye Ndiaye est un républicain compétent et honnête». C’est en ces termes que le ministre en charge suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, est monté hier au créneau via sa page facebook pour défendre le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui a dit tout récemment être dans la dynamique de ne ménager aucun effort pour que Macky Sall soit réélu haut la main en 2019.

De l’avis de Souleymane Jules Diop, dit Pipo, «il ne vient à aucun homme sensé l’idée que le ministre de l’Intérieur, alors qu’il est suivi par des millions de sénégalais, puisse déclarer, en direct, qu’il va manipuler le processus électoral en faveur de son candidat». «C’est un non sens. S’il a pu le laisser croire, ce ne peut donc être le fond de sa pensée. Faire triompher son candidat est sa légitime volonté, en tant qu’il est un leader politique. Il m’était plus facile de me taire. Mais je ne peux pas laisser mal juger un homme bien, sur la base de propos mal compris, sortis de leur contexte.

Il devait se montrer clair pour éviter cette vague d’indignations parfois intéressées, je l’admets. Mais Aly est un patriote et j’invite mes compatriotes qui ont pu douter de ses intentions, à le juger sur ce qu’il fait et ce qu’il va faire. Uniquement» a-t-il ajouté. Une position somme toute courageuse et assumée qui a aussi généré son lot de critiques acerbes à l’encontre de la mouvance présidentielle.

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