Accueil Lifestyle SOCIÉTÉ Épargnons le soldat Songué ! (Par Momar Seyni NDIAYE)

Épargnons le soldat Songué ! (Par Momar Seyni NDIAYE)

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L’émission Diakarlo de la Tfm, du vendredi 9 mars continue de faire des vagues. La dernière en date s’est manifestée par la démission annoncée du journaliste animateur Khalifa Diakhaté talentueux, sérieux et affable. Il ne nous revient de nous étendre sur les circonstances l’ayant amené à rendre le tablier alors même que son émission battait tous les records d’audience. Il semble que certaines digues éthiques aient été franchies dans le traitement des dérapages verbaux du Professeur et chroniqueur Songué Diouf. Toutes ces péripéties relèvent de la cuisine interne de la Direction de l’établissement. Il est tout de même regrettable que la bonhomie dans laquelle s’est terminée l’édition du vendredi 17 mars n’ait pas servi à arrondir les angles et faire éviter cette malheureuse issue. L’équipe de Diakarlo en dépit des excès, dont moimême j’ai été victime, était très sympathique, les thèmes développés, pertinents, le ton libre, le verbe parfois trop haut et l’ambiance cacophonique.

Cependant, la tyrannie du direct, le format de l’émission, tout s’y prêtait et la bonne humeur finissait toujours par rabibocher les esprits surchauffés. Il en restait toujours des traces, souvent aigre-doux, après que la moutarde eut fini de monter au nez des invités, chroniqueurs et même téléspectateurs. Dans ce méli-mélo, véritable pot pourri incongru de coups de gueule, d’embardées verbales, d’intelligentes séquences infuses, le chroniqueur Songué Diouf se distinguait pas son calme, sa retenue, sa pédagogie et ses formidables capacités à contextualiser les situations les plus complexes.

L’intello régulateur du groupe, c’est lui Songue. Les coups de sang, moralisateurs de Charles et Bouba donnaient du piquant à l’émission. Même si le style balourd, partisan et colérique de Birima déparait un peu le talk show. Hélas, pour emprunter un élément du langage sportif, cela arrive aussi aux meilleurs, la sortie de Songué sur le rapport entre le viol et les tenues indécentes des femmes est incompréhensible. Son tir est totalement décroisé et il a raté le cadre. Pour avoir vu et revu les vidéos, nous avons fini par renoncer à trouver une justification à ce dérapage. Nous nous sommes contentés d’ouvrir le parapluie du lapsus lingae pour lui offrir un voile pudique dans le noble dessein de couvrir ses débordements. En fait, le régulateur s’est démonté et déréglé. Et les arguments, même sincères, qu’il a servis postérieurement à ses glissements, n’ont fait que l’enfoncer encore plus dans ses tentatives de rattrapage. Le rétropédalage aux accents lyriques et parfois pathétiques n’aura pas suffi à l’absoudre.                                                                    Lire la suite sur Actunet.net

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