Accueil POLITIQUE Me Mame Adama Guèye candidat en 2019

Me Mame Adama Guèye candidat en 2019

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Après une première candidature ratée en 2007, Me Mame Adama Guèye se jette à nouveau dans la course à la présidentielle. En effet, pour le rendezvous de 2019, il compte entrer dans la course et faire face au Président Macky Sall. Il l’a fait savoir ce samedi lors du lancement de son mouvement dénommé «Sénégal Bou Bess».

Conscient des enjeux de l’heure et affirmant qu’il y a de la place à prendre au vu de la gestion «cahoteuse» du régime actuel qui s’adonne à des «pilotages à vue», l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal croit savoir qu’il peut convaincre les Sénégalais sur la nécessité de le soutenir, de voter pour lui, afin de changer radicalement le visage du Sénégal. Défendant que la seconde alternance a été dévoyée, Me Mame Adama Guèye n’a pas besoin d’aller chercher très loin pour présenter aux Sénégalais les véritables réformes dont le pays a besoin.

Et pour cause, prônant une révolution à tous les niveaux de l’activité politique, économique, sociale, infrastructurelle, entre autres, il appelle à l’ouverture de la meilleure voie pour des changements notoires dans le sens des intérêts des Sénégalais. Pour cela, il compte tout simplement s’appuyer sur les conclusions des Assises nationales qui ont donné naissance à la Charte de gouvernance démocratique sans oublier celles relatives à la Commission nationale de réformes des institutions (Cnri). Il faut rappeler que les travaux de ces conclaves avaient été dirigés par le professeur Amadou Makhtar Mbow et de plusieurs autres personnalités issues de différentes branches de la société. De quoi faire dire à l’avocat et acteur de la société civile : «Le jeu a assez duré. Nous avons les signes extérieurs d’une République.

Une séparation des pouvoirs qui n’en est pas une. Une prédominance d’un pouvoir exécutif sur les autres pouvoirs.» Non sans militer pour la publication des rapports de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) et de l’Inspection générale d’État (Ige) couvrant l’année 2016, conformément à une «coutume républicaine». D’ailleurs, il souligne que «si le président n’a pas la volonté de recevoir la présentation publique des rapports, ces institutions ont l’obligation, du fait de la loi, de publier les rapports. La loi est au-dessus de tout le monde.

La loi s’impose à ces institutions.» Dénonçant au passage certaines pratiques, il a surtout plaidé pour l’accompagnement d’un secteur privé fort. «Malheureusement, ce secteur privé national est négligé.» Promettant des «révolutions» à tous les niveaux, il n’a pas manqué de faire remarquer que l’agriculture, moteur de l’économie est à l’agonie, sans oublier l’absence de transparence de nombre de dossiers qui intéressent au premier niveau les Sénégalais. Face à de telles difficultés, il promet d’être le candidat de la rupture. Autrement dit, la vraie… rupture.

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