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Parrainage: Moustapha Niasse aura le choix entre entrer dans l’histoire par la grande porte ou en sortir par le vasistas en suivant les directives de l’exécutif.

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Aujourd’hui est jour de vérité pour Moustapha Niasse, le président de l’assemblée nationale. Le Sénégal retient son souffle et braque son regard sur l’hémicycle. Face à ses responsabilités, Moustapha Niasse aura le choix entre entrer dans l’histoire par la grande porte demandant le report de cette loi controversée ou en sortir par le vasistas en suivant les directives de l’exécutif. En tant que président de l’assemblée nationale, deuxième personnalité de l’État, qui traîne la réputation d’un homme d’État qui a eu tous les honneurs, il doit savoir prendre la bonne décision en sauvant le pays des risques de naufrage qui planent sur lui.

D’autant que les religieux, la société civile, tous prônent l’apaisement en demandant de surseoir à ce projet de loi. Nous avons une culture de rencontre et de dialogue que nous avons héritée de nos ancêtres quand des problèmes se posent. Plutôt que de faire du forcing, d’où que cela puisse venir, nous avons tous intérêt à retrouver le sens de la raison. Et pour ce faire, renoncer provisoirement à ce qui crée le conflit aujourd’hui, pour que nous puissions prendre le temps de nous concerter mutuellement et de voir où se situe le bien commun de notre Nation».

NIASSE ETAIT DEVANT LES GRILLES DE L’ASSEMBLEENATIONALE LE 23 JUIN, LES YEUX ROUGES DE COLERE, ARME D’UNE GROSSE PIERRE POUR REDUIRE EN BOUILLIE LE PROJET DE LOI CONTROVERSE DE WADE

Tels sont les sages paroles tenus hier par Monseigneur Benjamin Ndiaye, chef de l’église avant d’appeler à une prise de responsabilité : «J’appelle vraiment que nous puissions prendre nos responsabilités. Que chacun, au niveau où il se situe, fasse de telle sorte que nous ne basculions pas dans la violence». Maintenant, comme le chef de l’État, maître d’œuvre de cette loi, a préféré lui refiler la patate chaude avant de prendre les airs, Moustapha Niasse doit assumer ses responsabilités en demandant le report de cette loi jusqu’au retour du gardien de la Constitution.

Comme la situation est assez confuse et risque de dégénérer, se référer au règlement intérieur de l’assemblée et prendre en compte les motions préjudicielles qui lui seront soumises pour demander le renvoi du texte en examen jusqu’à la réalisation de certaines conditions. La cohésion sociale n’a pas de prix et elle vaut tous les sacrifices. Donc, pour l’intérêt supérieur de la Nation, au nom de la paix et de la stabilité du pays, Moustapha Niasse doit faire triompher la raison. Déjà que le front social est en ébullition, il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu.

Comme le commandant de bord du Sunugal qui devait être le dernier à quitter le navire a été le premier à le quitter, il ne faudrait pas que Moustapha Niasse accepte de le conduire avec toutes les menaces qui pèsent sur lui. Une situation qui n’est pas sans rappeler le drame du Joola, qui, malgré les voix qui s’étaient élevées pour qu’il soit réparé avant d’être remis à flots a été quand même autorisé à prendre le large suite à des pressions politiques. La suite on la connait. Moustapha Niasse qui était devant les grilles de l’Assemblée nationale le 23 juin, les yeux rouges de colère, armé d’une grosse pierre pour réduire en bouillie le projet de loi controversé de Wade qui menaçait la cohésion sociale, laissera-t-il passer celui de Macky Sall qui risque de plonger le Sénégal dans l’incertitude ?

actunet.net

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