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Wari lance l’acte 3 de la bataille avec Millicom

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ebondissements dans le rachat de Tigo, Wari et Millicom se sont lancés dans une bataille des communiqués qui n’est pas prête de connaitre son épilogue. Et aucune arme n’est à négliger. Dans un énième communiqué, Wari se lance dans un rappel historique des faits. «Le 2 février 2017, le groupe Millicom signe un contrat de cession de Tigo Sénégal au Groupe Wari. Les deux parties conviennent de deux dates essentielles pour parachever la vente définitive de Tigo Sénégal au Groupe Wari ; à savoir le 2 juin 2017 pour l’état des lieux à mi-parcours, sur le processus de financement et le 2 novembre 2017, date limite pour le paiement intégral de la transaction », lit-on dans le document qui poursuit.

«Le 4 février 2017, le groupe Wari paie, comme le prévoit le contrat, une avance 10 millions de dollars US à Millicom, à titre d’avance. Ladite somme est transférée dans les comptes de Millicom. Le 7 février 2017, le groupe Millicom a annoncé qu’il a conclu un accord avec le Groupe Wari portant sur la cession de Tigo Sénégal. Dans l’annonce publique faite sur les marchés financiers, la transaction annoncée devait suivre le processus réglementaire en vigueur. Ensuite le 15 février 2017, c’est le groupe Millicom, qui après avoir reçu l’avance de Wari de 10 millions de dollar, saisit le Premier Ministre du Sénégal et le Ministre chargé des Télécommunications, pour leur notifier la cession de TIGO SN à Wari en demandant par la même occasion l’autorisation de cession telle que prévue par la loi sur les Télécommunications et le cahier de charges lié à la licence SENTEL SA qu’exploite Millicom au Sénégal », ajoute Wari. «Le 2 juin 2017, les deux parties se rencontrent à Paris. Millicom et le groupe Wari ont passé en revue la transaction. Le groupe Wari présente à Millicom l’état des lieux du Financement. Millicom convient avec Wari de réunions de suivi bimensuel pour avancer dans le dossier. Millicom propose d’apporter un soutien plus actif dans le processus d’analyse et de due diligence en cours avec les institutions financières et se propose même d’étendre ses services techniques pour donner plus de confort aux banques. Entre le 2 juin et le 17 juillet, plusieurs rencontres seront alors tenues pour évaluer avec les experts commis par les institutions financières, la due diligence, formalité nécessaire avant tout financement de cette envergure. La due diligence est l’ensemble des vérifications que la banque qui finance engage avant confirmation définitive du financement et décaissement, afin de se faire une idée précise de la situation d’une entreprise ou du projet qu’elle finance. Le 26 juillet 2017, avec l’autorisation écrite de Millicom, Tigo SN représentée notamment par sa Directrice Générale et son Directeur Technique participe au siège du groupe Wari à la réunion de clôture avec les consultants et experts de la banque », indique le document. Jusque-là tout allait bien. Mais selon Wari, alors que les deux parties avaient validé la due-diligence devant finaliser le processus de financement pour le paiement définitif, qui du reste n’était prévu que pour le 2 novembre 2017, « à la surprise générale, le 28 juillet de manière unilatérale, Millicom envoie un courrier de résiliation du contrat de cession avec effet immédiat. Le groupe Wari sûr de son bon droit écrit à Millicom le 30 juillet 2017 pour rejeter de manière formelle et sans équivoque cette rupture grave, abusive et unilatérale du contrat. Le 31 juillet 2017, le groupe Millicom annonce dans les médias cette rupture pour non-paiement, cela en contradiction avec la réalité et les faits et au mépris de son obligation de requérir l’autorisation préalable de Wari pour toute communication publique concernant la transaction. Millicom rompt aussitôt toute communication avec Wari alors que comme nous l’indiquions, deux jours avant nous conduisions un processus de due diligence en leur présence pour la finalisation du processus de financement », argue Wari.

L’image de Yérim Sow, de la poudre aux yeux, selon Wari

Selon le document dont copie nous est parvenue, le fait que le nom de Yérim Sow soit cité n’est qu’une façon de bluffer les sénégalais. «L’annonce est entourée d’un coup de bluff : Millicom dit avoir signé un nouvel accord avec un consortium franco-Malgache (Free et SOFIMA (Axian) et Teyliom) en faisant croire à l’opinion publique que le rachat est fait par un groupe sénégalais Teyliom alors que ce sénégalais ne disposerait dans ce nouvel attelage que de parts insignifiantes. Il est important de signaler à l’opinion qu’aucune notification préalable n’a été faite par Millicom aux autorités sénégalaises pour ce nouvel accord-illégal-écartant le groupe Wari », indique le communiqué.

 

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