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World Rugby – Pichot : « Je refuse d’être le complice de la ruine du rugby »

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Dans les colonnes du quotidien anglais The Guardian, l’Argentin Agustin Pichot, vice-président de World Rugby, a fustigé la situation économique actuelle du rugby international.

Il n’a pas caché sa vive inquiétude. Agustin Pichot, ancien demi de mêlée de l’Argentine, du Stade Français et du Racing et vice-président de la Fédération internationale (World Rugby), ne s’est pas empêché de fustiger la situation économique actuelle de son sport dont l’avenir est menacé. Pour lui, c’est clair, le rugby est en danger tout comme la santé des joueurs. Tout cela serait, d’après ses propos rapportés par le quotidien anglais The Guardian, la cause de l’attitude de certains propriétaires de clubs anglais notamment, qui bloquent la réforme du calendrier international, alors que, dans le même temps, certaines fédérations font face à une crise économique, notamment dans le sud où le Super Rugby rencontre de gros problèmes d’affluence « Si vous me posez la question en tant qu’homme d’affaires, je vous réponds que le côté commercial ne fonctionne pas, a-t-il confié. Si vous me posez la question en tant que joueur, je vous réponds que cela ne fonctionne pas. Le rugby international est-il menacé ? Oui, je pense que c’est le cas. Regardez les bilans de certaines nations et vous verrez exactement où nous en sommes… »

Pichot : « Il faut prendre soin de l’athlète »

Les ligues professionnelles et les fédérations semblaient être parvenues à un accord début 2017 à San Francisco pour une refonte du calendrier international jusqu’à l’horizon 2032. La principale modification consistait à harmoniser les saisons des deux hémisphères en déplaçant, notamment, les tournées de juin en juillet. Les dirigeants des clubs anglais ne comptent pas laisser cette mesure s’appliquer. En effet, pour augmenter leurs revenus, ils souhaitent que leur saison dure un mois de plus et ce, dès l’année prochaine. « La Premiership ne respecte pas ce que nous avions décidé lors de la réunion de San Francisco, a déploré Pichot. Le but était de donner plus de repos aux joueurs internationaux qui disputent trop de matchs. Vous ne pouvez pas leur faire plus de trente matchs de très haut niveau chaque saison simplement pour vendre encore plus de sièges dans les stades ! Il faut prendre soin de l’athlète. Le premier principe doit être le respect de leur santé. »
Pichot : « Nous ne pouvons pas nous comporter comme une organisation de la vieille école »

Toutefois, de nouvelles discussions devraient avoir lieu d’ici 12 jours à Sydney et le vice-président de World Rugby espère ainsi pouvoir « résoudre les nombreux problèmes » et conclure un accord avant la Coupe du monde 2019, qui débute le 20 septembre. « Je refuse d’être le complice de la ruine du rugby, assène-t-il. Je suis un homme d’affaires. Je veux donc l’instauration d’un modèle commercial viable tout en veillant à ce que les sélections soient respectées et que l’émergence d’autres pays soit favorisée. Nous ne pouvons pas nous comporter comme une organisation de la vieille école. Je pense que toutes les parties doivent accepter de se revoir, travailler ensemble pour voir ce qui est le mieux. De combien de matchs par saison un club a-t-il besoin pour atteindre l’équilibre ? De combien de matchs une sélection nationale a-t-elle besoin ? Quand vous demandez aux propriétaires de grands clubs, ils en veulent toujours plus… »

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