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A Nanterre, Faada Freddy chante et enchante

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L’artiste sénégalais sera présent le 7 avril à la Seine musicale avec des chanteurs amateurs du département. Ils s’entraînent cette semaine à Nanterre.

« Faada a quelque chose d’universel », « Il est généreux, talentueux… », « Faada perçoit exactement ce dont les gens sont capables »… Pas de doute, le chanteur sénégalais est en terre conquise à Nanterre. Depuis lundi, il travaille à la maison de la musique Daniel-Féry avec cinquante artistes du département sur leur futur spectacle, « Faada Freddy en chante les Hauts-de-Seine », qui sera présenté au festival Chorus le samedi 7 avril à la Seine musicale.

« C’est intensif, constate Sandrine Deguilhem, en charge du projet à la maison de la musique Daniel-Féry. Tous les jours, ils travaillent de 10 heures à 18 heures, avec seulement une heure pour manger. » Ce mercredi matin, tout commence par un silence, tous en rond autour de Faada Freddy. Après quelques blagues, le chanteur lance l’échauffement. « OumOuoumBa », reprennent en chœur les chanteurs, qui ont répondu à l’appel lancé dans plusieurs conservatoires du département. Ils sont d’Asnières, de Colombes, de Nanterre et, pour certains, de Paris.

Ce jour-là, ils rencontrent Philippe Aglaé, musicien, et travaillent sur les quatre morceaux de Faada Freddy inclus dans le spectacle. Pour le reste des musiques, c’est le groupe qui a choisi en décembre. « Ca va de la musique italienne à du Souchon, des musiques du monde à du rap, s’étonne Sandrine Deguilhem. En trois heures, il arrive à fédérer tout un groupe ! »

« On va tout défoncer ! »

Outre la représentation du 7 avril, le spectacle sera aussi montré à la maison de la musique de Nanterre le 19 mai. Deux grosses scènes pour ce tout jeune projet qui n’a été conduit qu’une seule fois, en 2016. Il avait été présenté à la maison Daniel-Féry devant une salle comble de 340 places.

« On voulait aller plus loin, souligne Antoine Pasticier, le responsable du Labo Chorus, en lien avec le festival qui fête ses 30 ans cette année. Cette fois, on dépasse les frontières de Nanterre. Et puis ce n’est pas la présentation d’un atelier de fin d’année, c’est un vrai spectacle professionnel. » Faada Freddy est également confiant quant à la qualité du show. « Quand je les vois chanter, quand je vois le spectacle que ça me fait… Je me dis qu’on va tout défoncer ! J’ai confiance en ces jeunes-là. »

Ces jeunes… et moins jeunes ! Martine a 67 ans. « Je suis la grand-mère du projet ! », s’amuse-t-elle, alors qu’elle l’a rejoint pour se remettre au chant. Reva, 25 ans, est, elle, danseuse. « J’ai fait pleins de projets avec la maison de la musique de Nanterre. Faada cherchait un mélange de talents alors je me suis jointe au projet. » Elle est venue avec sa mère, Rosemine, 55 ans, une alto.

« J’ai fait de très belles découvertes, poursuit Faada Freddy. Quand tu vois une femme de 50 ans faire du dancehall, c’est dingue ! » Percussions corporelles, violon et flûte se côtoient. Faire rencontrer des univers différents, c’est l’objectif de tous les partenaires du projet. « C’est à ça que ça sert la culture ! », s’enthousiasme Sandrine Deguilhem.

 

Auteur: LeParisien – Le Parisien

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