Accueil Lifestyle SOCIÉTÉ Le jihad, selon Assane Kamara…

Le jihad, selon Assane Kamara…

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A la suite du franco-sénégalais Ibrahima Ly qui sera fixé sur son sort le 09 avril prochain, Assane Kamara comparait devant la barre de la Chambre criminelle spéciale pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste L’accusé se défend avec entrain. Chaque question du juge ou du procureur a sa réponse. C’est le cas lorsque le juge a voulu en savoir sur la perception qu’il a du jihad, ce dernier a, avec aisance, développé sur le sujet.
Selon l’accusé, le jihad doit être vu sous trois angles : l’apprentissage, la diffusion et la pratique. Ce qui l’amène à révéler qu’il pratique le jihad. Mais lequel ? Celui à même de lui permettre d’aller vers une bonne pratique de la religion. Pour lever toute équivoque, l’étudiant en Economie à l’Université de Sherbrooke se démarque du jihad tel qu’il est théorisé et mis en pratique par des mouvements comme le groupe Etat islamique. “Je ne suis ni un partisan, ni un aspirant au jihad”, a-t-il précisé.
Dans le même sillage, il a nié avoir eu des discussions sur le jihad avec sa mère. Laquelle l’a dénoncé auprès des autorités policières après avoir remarqué chez son fils des changements radicaux. Questionné sur ses rapports avec un certain Shamin Abdul qui lui envoyait de l’argent, Assane Kamara a affirmé qu’il a fait la connaissance de ce “commerçant turc” par le biais de Samir Halilovic qui le lui a présenté à travers les réseaux sociaux. Il a réfuté l’appartenance de Shamin Abdul à un réseau de recruteurs jihadistes. Bousculé par le procureur sur son voyage en Tunisie, Assane Kamara a argué qu’il s’y est rendu pour faire du tourisme. Ce qui ne convainc pas le procureur pour qui, l’étudiant y était pour d’autres raisons que celles qu’il veut faire croire à la cour. Un peu plus tôt, le président de la Chambre criminelle a dit à l’accusé qu’il a été refoulé par les services tunisiens après que ces derniers ont été informés par leurs homologues sénégalais qui l’avaient fiché en raison de son radicalisme.
A noter que la défense entend présenter deux témoins, à savoir la fiancée d’Assane Kamara et son frère avec qui, il a pourtant eu des démêlés au Canada.

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