Accueil POLITIQUE Abdoulaye bathily tire les oreilles a Macky Sall

Abdoulaye bathily tire les oreilles a Macky Sall

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Le procès de Khalifa Sall est un procès politique, a soutenu le professeur Abdoulaye Bathily au grand Jury de la Rfm. Pour étayer son argumentaire, il dit s’être renseigné à différents niveaux, et le déroulement du procès et les péripéties de cette affaire montrent très clairement qu’ils’agit d’une affaire politique. Rappelant qu’il a eu à participer à toutes les luttes politiques pendant 40 ans, Bathily de relever que la Justice, comme tous les corps de métier, a ses brebis galeuses, et très souvent, dans les luttes politiques, les pouvoirs en place instrumentalisent la Justice. Dans le même tempo, Abdoulaye Bathily estime avoir dit plusieurs fois à Abdou Diouf qu’il était contre l’incarcération d’Abdoulaye Wade qu’il avait défendu bec et ongles, non sans rappeler qu’il était en ce temps là ministre dans le gouvernement de majorité présidentielle élargie.

Il soutient avoir dit à Diouf que l’incarcération de Wade était politique, et finalement, la raison a prévalu et il a été libéré. Il en était de même pour Abdoulaye Wade quand il a commencé ses dérives. «Nous étions les premiers à la Ld à avoir alerté de l’intérieur au niveau du Fal, Front pour l’Alternance. Et quand il ne nous a pas écoutés nous avons pris nos responsabilités, et publiquement nous avons dénoncé ses dérives, l’instrumentalisation de la Justice contre Idrissa Seck, contre Macky Sall», a encore rappelé le Jallarbiste. Qui soutient avoir été nombre de fois traîné devant les tribunaux pour des raisons politiques et il porte encore dans son corps les «stigmates de ces brimades, de ces brutalités policières de ces emprisonnements».

«ET LES MILLIERS DE GENS QUI N’ONT PAS ENCORE LEURS CARTES ?»

Et Bathily de poursuivre : «Chaque fois à la veille des grandes élections, on faisait des lois d’amnistie pour nous permettre d’être candidats». Revenant à l’affaire Khalifa Sall, Bathily de déclarer qu’il n’est pas pour des poursuites et qu’il l’avait dit à plusieurs fois à qui de droit. Tout le monde sait comment cette caisse fonctionnait, et il a dit à Macky Sall qu’il était soucieux de l’image du pays, de l’héritage des luttes démocratiques… plus jamais d’arbitraire. Donc le Président Sall qui fut ministre de l’Intérieur savait comment fonctionne cette caisse. Pour le Pr Bathily tout le monde doit rendre des comptes, mais celui qui doit le faire ne doit pas le faire de manière sélective. Abordant la question du parrainage qui fait débat, le professeur Bathily de clamer sans détour que le parrainage est antidémocratique. Selon lui, il ne voit pas les modalités pratiques de son application. Normalement, l’élection c’est l’occasion, avec la confrontation libre des programmes, de faire décider les populations. Si 1% décide que tel mérite ses voix c’est bien sinon on constatera. Il dit avoir émis des réserves concernant les 10 mille voix.

D’ailleurs, se demande t-il, quelle est la structure qui peut, de manière transparente, authentifier ces millions de signatures ? Qui le fera ? Le ministère de l’Intérieur ou le Conseil constitutionnel ?». «Comment va t-on faire ? Sont-ils outillés pour le faire ?», s’est-il encore interrogé. «Et les milliers de gens qui n’ont pas encore leurs cartes ?» Suffisant pour que Bathily en appelle à la raison : «Je pense qu’il faut que la raison prévale, car ce sont ces genres de frustrations accumulées, qui petit à petit conduisent les gens à la révolte, car les mêmes causes produiront les mêmes effets. Le Psl’a payé très cher. La volonté populaire finit toujours par balayer tous les subterfuges qui sont utilisés. Nous avions tous les outils en 2012. Je n’avais jamaissouhaité et je n’espérais pas qu’on serait dans ces situations», a regretté le professeur Bathily

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