Accueil POLITIQUE Bamba Fall tresse des lauriers à Macky

Bamba Fall tresse des lauriers à Macky

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Bamba Fall va-t-il rejoindre le camp présidentiel ? Les mots forts prononcés ce jeudi par le maire de la Médina à l’endroit du chef de l’État, qui a envoyé le Premier ministre lui présenter ses condoléances, suite au décès de son oncle, peuvent installer le doute. Extraits.?

“Macky est un homme bon”
“Monsieur le Premier ministre, je vous demande de passer mes salutations à mon grand frère le président de la République, Macky Sall. C’est un homme bon. Certains ne savent pas faire la distinction et ils disent ‘est-ce qu’il ne veut pas transhumer ?’. Moi je serai un socialiste à vie, mais je ne rabaisserai pas celui qui fait un acte d’une si haute portée à mon endroit. J’ai eu un décès, certains membres de mon parti ne sont même venus ici, alors que quelqu’un d’autre, qui n’est même pas du même parti que moi, vient compatir à ma douleur. Et on veut que je les mette au même pied. Non, je ne le ferai jamais.

“Dis, au Président que je suis comblé”
“Le président de la République, avec tous mes mots acerbes que je lui envoie dans le cadre de la politique, qu’il m’envoie son premier ministre, cet homme qui lui est si cher, pour venir me témoigner sa compassion, je salue vraiment cet acte. Te teranga teranga dinako fay (Je le lui revaudrai, en wolof). Moi je n’ai pas de maître en politique. Ce que le Président vient de faire, si cela ne suffit pas à quelqu’un, rien ne lui suffira. Car c’est très fort. Dis au Président que c’est un acte fort, je suis comblé. Je lui rendrai la monnaie de sa pièce.

“Dis, au Président que je lui confie Khalifa”
“Dis au Président que nous les partisans de Khalifa sommes contents de cet acte d’aujourd’hui. Et dis-lui que je lui confie Khalifa Sall. Car c’est Dieu qui nous fait vivre des épreuves. Yalla niep lay tegg nattuu (nul n’est à l’abri de malheurs, en wolof) et c’est lui qui nous sort de ces épreuves. Donc je demande au chef de l’Etat de prier avec moi que Dieu sorte Khalifa de cette épreuve.

“Si le pays a besoin de moi…”
“Nous collectivités locales, nous sommes des démembrements de l’Etat. Si l’Etat a besoin de nous, nous devons aller répondre. Moi je n’ai pas peur de ce que je dis. Je suis socialiste, eux ils sont de l’Apr, mais le Sénégal nous appartient à tous, nous ne pouvons pas le scinder en deux. Et n’en doutez pas, moi quand le pays fera appel à moi, j’irai lui répondre. Je ne je ne me dirai pas que je suis dans tel parti ou que je dois calculer une personne. Car je n’ai pris l’argent de personne et je n’ai pas mis de corde à mon cou pour me faire trainer par qui que ce soit. Tout le monde sait que je suis avec Khalifa Sall. Mais si le pays a besoin de moi, les autres me perdront.Wantee nak bu rewmi sokhlaa nak kuma ladj niak (priorité au pays, en wolof). Ndakh rewmi avant tout.”

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