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Bamba Ndiaye : “Gakou a le profil idéal pour battre Macky en 2019”

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Membre du secrétariat exécutif du Grand Parti, Bamba Ndiaye est sorti du bois, au nom de sa formation politique pour éclairer le débat sur les candidatures de l’opposition en 2019. Et pour lui, il ne fait point de doute que le président de sa formation politique, Malick Gackou, reste le candidat qui a le meilleur profil pour battre Macky Sall.

Bamba Fall avait annoncé, il n’y a pas longtemps, que la coalition Mànkoo Taxawu Senegaal voterait Idrissa Seck pour la prochaine présidentielle de 2019, qu’en dites-vous ?
Nous avions indiqué, en son temps, que la coalition Mànkoo Taxawu Senegaal était une coalition électorale pour les législatives de juillet 2017. Pour la présidentielle de 2019, aucune décision n’a été prise dans ce sens. Selon les tendances qui semblent se dégager pour l’instant, les candidatures multiples risquent de l’emporter sur les candidatures uniques. Ce qui supposerait une liberté pour chaque entité, prise individuellement, de jeter son dévolu sur tel ou tel autre candidat. Vous avez remarqué que M. Barthélémy Dias avait rectifié son camarade de parti, en rappelant que les pro-Khalifa n’avaient qu’un seul et unique candidat. C’est Khalifa Ababacar Sall. Quant à nous, notre candidat c’est évidemment El Hadj Malick Gakou qui a été déjà investi par plusieurs structures du Grand Parti en attendant le congrès d’investiture.

À ce propos, a quand le Grand Parti va-t-il tenir son congrès d’investiture ?
Aucune date n’est encore retenue pour le congrès d’investiture. Cependant, dans le dernier trimestre de 2018, le congrès devra se tenir, toutefois, en fin avril début mai de l’année en cours, nous allons organiser la première Convention nationale du parti. Ce sera un moment décisif dans la vie du Grand parti, qui est devenu un parti moderne, attractif et réformiste.

Pour revenir à l’actualité, l’on remarque qu’Idrissa Seck est en train de faire le tour du Sénégal et déclare qu’il serait prêt à affronter le Président Macky Sall. Comment appréciez-vous un tel constat ?
Nous n’avons cesse de dire que chaque potentiel candidat à sa propre stratégie, qu’il déroule selon un timing, étudié et arrêté à l’avance. M. Seck est un ami et un grand frère à Malick Gakou et à ce titre, nous ne lui souhaitons que du bien. Je pense cependant que le Président Gakou est réellement en avance sur ses potentiels adversaires pour avoir fait le tour du Sénégal entre 2015 et 2017.

Il a sillonné les 45 départements, les principaux centres électoraux et les principales circonscriptions de vote au niveau de la diaspora. C’est ce qui explique l’implantation du Grand Parti dans l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. D’ailleurs, la 2ème phase de cette caravane de l’espoir, entamée depuis la création du parti en 2015, se poursuivra dans la région de Dakar et dans le reste du pays dès le mois de mars prochain.

“Gakou et Khalifa Sall ont le même ADN socialiste et leurs relations ne sont pas que politiques”

Certains avancent que M. Malick Gakou, n’a pas encore fait ses preuves au plan national, pour se hisser aux rangs des grands favoris, comme le Président sortant Macky Sall ou Idrissa Seck ?
C’est une mauvaise appréciation du parcours de M. El Hadj Malick Gakou. Docteur en économie, M. Gakou a été formé dans la haute administration du pays au sein du cabinet de M. Famara Sagna, à l’époque président du Conseil économique et social, comme conseiller. Ancien directeur de cabinet du ministère de l’Equipement et du Transport, de 2000 à 2001 et président du Conseil régional de Dakar de 2009 à 2012, M. Gakou a été à la fois, l’un des plus grands mécènes et managers de notre sport national.

À ce titre, il a dirigé avec brio le Guédiawaye football club avant d’être vice-président de la Fédération sénégalaise de football, ancien ministre des Sports puis du Commerce, de l’Industrie et du Secteur privé, il a démissionné librement du gouvernement le 15 février 2013, suite à des divergences de fond, portant sur la trajectoire de la marche du pays, convaincu que les conclusions des Assises nationales seront jetées à la poubelle par l’équipe du Président Macky Sall.

Comme on le voit, Malick Gakou a le profil d’un homme d’État, doublé d’un homme d’affaires, qui a un vécu et une expérience lui permettant d’aspirer légitimement à diriger ce pays, dans le respect total des valeurs et de l’éthique.

Son engagement auprès des femmes, des jeunes et des couches démunies, sont les marques vivantes qui justifient sa candidature à la présidentielle de 2019, pour conduire les vrais changements dans notre pays. N’oublions pas qu’il a été n°2 de l’AFP et cofondateur des deux grandes coalitions de l’opposition : Mànkoo Wattù Senegaal et Mànkoo Taxawu Senegaal, dont il a assuré avec beaucoup de réussite le poste de coordonnateur.

Pour dire qu’il s’agit d’un homme aguerri et prêt à assumer les plus hautes charges à la tête du pays et nous prions pour sa victoire en 2019. Ceci, d’autant que le Grand Parti dispose déjà d’un programme alternatif au PSE, à savoir le Plan Suxxali Senegaal. Nous sommes en train de monter une grande coalition qui va porter la candidature d’El Hadj Malick Gakou. Notre candidat est un homme qui répond parfaitement aux critères d’un président de la République, tel que le souhaiterait le peuple souverain du Sénégal.

Son intégrité morale et son engagement pour la défense des intérêts supérieurs de la nation sont sans équivoque.

Mais on lui reproche son cantonnement aux côtés de Khalifa Ababacar Sall, au lieu d’aller faire le tour du pays comme les autres…
On lui reproche cela même au sein du Grand Parti qu’il dirige où certains voient mal qu’il décide d’arrêter sa caravane de l’espoir pour se consacrer au procès de Khalifa Ababacar Sall, député-maire en remarquant sa présence quasi quotidienne au Palais de Justice. Mais, c’est mal connaître le passé des deux hommes. Depuis leurs vertes jeunesses socialistes, Khalifa Ababacar Sall a contribué à l’encadrement du jeune militant socialiste qu’était El Hadj Malick Gakou qui a milité au Parti socialiste, aux côtés de son grand frère Khalifa Ababacar Sall jusqu’en 1999. Ils ont donc le même ADN socialiste et leurs relations ne sont pas que politiques. Il s’y ajoute que Malick Gakou assure la coordination de Mànkoo Taxawu Senegaal, pour dire que sa véritable place est naturellement aux côtés de Khalifa Ababacar Sall, dans ces moments d’épreuve. Je demeure convaincu que si les rôles avaient été inversés, Khalifa Ababacar Sall aurait eu la même attitude vis-à-vis de son jeune frère.

On vous prête l’intention de vouloir récupérer l’électorat de Khalifa Sall au cas où il serait condamné, qu’en est-il ?
Nous avons l’habitude de dire qu’au Grand parti, l’éthique tient une place de choix. Il est machiavélique de bâtir son bonheur sur le malheur des autres, surtout quand ces autres sont des proches qui vous sont chers. J’ai été témoin oculaire d’une alliance stratégique entre El Hadj Malick Gakou et Ababacar Khalifa Sall, lors d’un meeting à la Médina. Personne ne soupçonnait alors qu’il y aurait eu le procès auquel nous assistons aujourd’hui. Pour vous dire que le soutien que Gakou apporte à Khalifa est empreint de sincérité et d’abnégation.

Quelle stratégie comptez-vous mettre en œuvre pour faire élire votre candidat ?
Vous comprendrez que nous ne pourrons pas exposer notre stratégie électorale dans vos colonnes, pour des raisons stratégiques et d’opportunité. Nous pouvons cependant vous dire, d’ores et déjà, que nous avons élaboré les études et investigations nécessaires en vue d’optimiser les atouts indéniables de notre candidat. Nous avons, dans cet ordre d’idées, développé une stratégie permettant d’atteindre nos cibles pour rallier à notre cause tous les patriotes qui aspirent au vrai changement.

“L’histoire nous a donné raison. Ceux qui y avaient participé aux concertations sur le processus électoral ont boudé, à leur tour, lorsqu’ils se sont rendus compte que le Pouvoir n’était pas sérieux dans sa démarche.”

Il y a un débat en cours sur la meilleure option pour l’opposition portant notamment sur la candidature unique ou les candidatures plurielles, quelle serait votre option au niveau du Grand Parti ?
À vrai dire, il s’agit là d’un point que le parti n’a pas encore tranché de manière officielle. Je pense personnellement que la candidature multiple est plus indiquée pour ce type d’élection, en ce qu’elle amoindrit les chances du candidat sortant de passer au premier tour. Au second tour, l’opposition pourrait mutualiser ses forces et soutenir massivement, le candidat qui sortirait de ses rangs. Il ne serait pas exclu cependant, pour la prochaine présidentielle, que les deux protagonistes émanent de l’opposition, ce qui constituerait certes, un cas de figure assez intéressant, mais aussi très embarrassant pour les candidats recalés. A notre niveau, tous ces scénarii ont été passés en revue et nous sommes disposés à échanger avec les autres membres de l’opposition pour dégager des positions communes face à toutes éventualités.

Des experts neutres viennent d’attester la fiabilité du fichier électoral à plus de 98%. Qu’en dites-vous ?
Vous savez que notre plus grand souhait est que la prochaine présidentielle puisse se dérouler dans des conditions optimums de transparence et de friabilité, ce qui suppose l’existence d’un fichier fiable. Il importe cependant de souligner que le fichier n’est qu’un aspect du processus électoral. Il y en a d’autres qui sont d’égale importance. La confection et la distribution des cartes biométriques restent un casse-tête chinois (ou plutôt malaisien) pour nombre de nos citoyens. Nous tenons à ce que cela soit réglé bien avant le scrutin de février 2019. Si l’État ne fait le nécessaire, nous comptons mobiliser les citoyens sénégalais pour exiger la délivrance des cartes biométriques. Il y a des points en suspens, tels le bulletin unique, le montant de la caution, le parrainage des candidats issus des partis politiques, etc. L’opposition devra redoubler de vigilance pour ces questions pendantes soient réglées, de manière consensuelle et transparente.

Ne regrettez-vous pas d’avoir boycotté les concertations sur le processus électoral, initiées par le Pouvoir ?
Non, pas du tout. Au contraire, l’histoire nous a donné raison. Ceux qui y avaient participé ont fini par bouder, à leur tour, lorsqu’ils se sont rendus compte que le Pouvoir n’était pas sérieux dans sa démarche. Les Sénégalais devraient se demander ce qui se cache derrière le refus de dialoguer, affiché par les Autorités.

Êtes-vous optimistes pour 2019, quand on sait votre candidat a perdu les dernières législatives, dans son fief à Guédiawaye ?
En 2019, il s’agira d’une élection nationale et non locale. Si les conditions de transparence sont garanties, il n’y a aucun doute que le candidat Malick Gakou bâterait largement n’importe quel adversaire dans son fief à Guédiawaye, y compris le candidat Macky Sall.

À cet égard, notre optimisme se fonde sur plusieurs raisons : d’abord, les qualités intrinsèques de notre candidat font de lui un des favoris de la prochaine présidentielle. Son programme alternatif et innovant nous rassure sur ses chances de passer le cap. Le crédit de sympathie et d’affection dont bénéficie El Hadj Malick Gakou auprès des populations est un atout qui pourrait faire la différence.Nous sommes persuadés que notre candidat a le profil idéal pour conduire les changements profonds auxquels aspire le peuple souverain du Sénégal.

 

Auteur: Ibrahima SALL (Vox Populi) – Seneweb.com

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